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Snapmaker Original vs 2.0 : comparatif complet en 2026

Résumé : La Snapmaker 2.0 améliore l'Original sur presque tous les points : modules linéaires métalliques, nivellement automatique du plateau, détecteur de filament, refroidissement réglable et trois formats de volume. L'Original reste une porte d'entrée compacte et économique, mais la 2.0 vise les makers exigeants qui veulent plus de précision et de polyvalence.

En 2017, une imprimante 3D combinant impression, gravure laser et fraisage CNC pour moins de 300 dollars faisait sensation sur une plateforme de financement participatif. Près de dix ans plus tard, la comparaison entre la Snapmaker Original et la 2.0 reste une question centrale pour les makers qui hésitent entre un modèle compact et une plateforme modulaire plus ambitieuse. Si vous visez plutôt une machine multicolore de dernière génération avant de trancher, vous pouvez explorer l'imprimante 3D Snapmaker U1 à quatre têtes indépendantes.

L'impression 3D n'est plus un simple gadget de bureau. Selon Mordor Intelligence, le marché mondial devrait atteindre 69,26 milliards de dollars d'ici 2031, porté par une croissance annuelle proche de 15 %. Dans ce paysage, la gamme Snapmaker occupe une place particulière en France comme ailleurs : celle des machines polyvalentes qui condensent trois métiers dans un seul appareil.

Deux générations nées d'une même ambition

Le débat snapmaker original vs 2.0 trouve son origine dans deux campagnes de financement participatif marquantes. La marque, fondée à Shenzhen, a lancé son premier produit avec une idée simple : réunir impression 3D, gravure laser et sculpture CNC dans une seule machine modulaire.

La première génération est apparue en 2017. Selon 3Dnatives, la Snapmaker Original était proposée à partir de 299 dollars, un tarif alors bien inférieur à la plupart des imprimantes 3D de bureau. Ce positionnement a séduit les débutants et les curieux du multifonction.

La suite a confirmé l'engouement. D'après Chine Magazine, la campagne de l'Original a réuni plus de 2,2 millions de dollars, puis la Snapmaker 2.0 a récolté 7,85 millions de dollars deux ans plus tard. Ces chiffres illustrent le saut d'ambition entre les deux modèles.

Architecture et rigidité : bras unique contre modules linéaires

La différence la plus structurelle se joue dans le châssis. L'Original repose sur une architecture à bras unique, dite cantilever, avec des rails linéaires simples. Ce choix la rend légère et abordable, mais moins rigide pour les travaux exigeants.

La 2.0 adopte des modules linéaires scellés, identiques sur chaque axe. Chaque module intègre un moteur pas à pas, une vis sans fin et un guidage linéaire, protégés par des bandes métalliques. Cette construction quasi entièrement en aluminium offre une rigidité supérieure, utile en fraisage CNC comme en laser.

Ce gain de robustesse a une contrepartie : les vis sans fin sur tous les axes rendent la machine plus lente qu'un système à courroie, avec un léger jeu mécanique mesuré par certains testeurs. En pratique, la qualité des surfaces imprimées reste très propre. Pour approfondir cette plateforme, consultez notre guide complet de la Snapmaker 2.0.

Impression 3D, laser et CNC : les vrais écarts

Sur le papier, les deux machines couvrent les mêmes trois disciplines. Dans le détail, la 2.0 corrige plusieurs limites de l'Original. Les utilisateurs de la communauté citent régulièrement les mêmes améliorations.

  • Détecteur de fin de filament intégré à la 2.0, absent sur l'Original.

  • Ventilation de refroidissement réglable pour la pièce imprimée.

  • Nivellement automatique du plateau par capteur dans la tête d'impression.

  • Caméra intégrée au module laser pour cartographier la zone de travail.

  • Vitesses variables en CNC, là où l'Original propose des vitesses fixes.

Le module laser conserve une diode de 1 600 mW à 450 nm, d'une puissance comparable entre les deux générations. La broche CNC de la 2.0 tourne entre 6 000 et 12 000 tours par minute avec une puissance de 50 W et un mandrin ER11 standard. L'Original peut recevoir certaines de ces améliorations par bricolage, mais ces solutions restent artisanales. Pour situer la marque face à la concurrence actuelle, lisez notre comparatif Snapmaker U1 face à la Bambu Lab P2S.

Volumes de travail : de la boîte compacte aux trois formats

L'Original propose un volume d'impression compact, d'environ 125 x 125 x 125 mm. Ce format convient aux figurines, aux petites pièces et à l'apprentissage. Il montre vite ses limites dès que vous visez des objets plus imposants.

La 2.0 se décline au contraire en trois tailles pour couvrir plus de besoins. La A150 offre un volume de 160 x 160 x 145 mm, la A250 monte à 230 x 250 x 235 mm, et la A350 atteint 320 x 350 x 330 mm. À noter une subtilité utile : sur la grande A350, le plateau plafonne à 80 °C, tandis que les modèles plus petits chauffent davantage, ce qui facilite l'ABS ou le nylon.

Logiciel, bruit et automatisation au quotidien

Les deux générations partagent le logiciel maison Snapmaker Luban, qui pilote l'impression, le laser et la CNC. La 2.0 ajoute un écran tactile Android, le Wi-Fi de série et une caméra de surveillance à distance. Ces automatismes réduisent nettement la charge mentale au démarrage d'un projet.

Un point mérite votre attention : le bruit. Sur la 2.0, l'alimentation à ventilateur permanent et l'absence de drivers silencieux sur les versions d'entrée peuvent gêner dans un espace de vie. Les variantes « T » corrigent cela avec des drivers TMC2209 plus discrets.

Cette montée en fonctionnalités accompagne une démocratisation plus large. Selon le rapport sur l'impression 3D de bureau, le segment pesait 7,51 milliards de dollars en 2026, et l'éducation représentait 28,4 % des usages en 2025. Autrement dit, ces machines s'installent aussi bien dans les écoles françaises que dans les ateliers.

Snapmaker Original ou 2.0 : que choisir en 2026 ?

Le choix dépend de votre budget, de votre exigence de finition et de votre volume de projets. Voici une synthèse comparative, avec une troisième voie pour celles et ceux qui préfèrent obtenir des pièces sans acheter de machine.

Critère

Snapmaker Original

Snapmaker 2.0

Impression à la demande Machine 3D

Technologies

3-en-1 (FDM, laser, CNC)

3-en-1 (FDM, laser, CNC)

FDM, SLA, SLS

Volume 3D max

≈ 125 x 125 x 125 mm

Jusqu'à 320 x 350 x 330 mm

Adapté à chaque projet

Nivellement

Calibration manuelle

Automatique par capteur

Sans objet

Matériaux

PLA, ABS

PLA, ABS, TPU, PETG, bois

Plus de 30 matériaux

Investissement

Abordable (souvent d'occasion)

Élevé

Aucun achat, paiement à la pièce

Idéal pour

Débutants et bricoleurs

Makers polyvalents

Pros et particuliers pressés

Si vous débutez et aimez expérimenter, l'Original garde du sens. Si vous produisez régulièrement des prototypes ou de petites séries, la 2.0 justifie son surcoût. Et si vous voulez des pièces prêtes à l'emploi sans gérer de machine, notre test de la Snapmaker U1 montre aussi comment la gamme a évolué vers le multicolore rapide.

Notre verdict sur ces deux Snapmaker en France

La comparaison entre la Snapmaker Original et la 2.0 se résume à une question de maturité de projet. L'Original reste une excellente initiation, compacte et économique, idéale pour découvrir le multifonction sans gros investissement. La 2.0 apporte la rigidité mécanique, le nivellement automatique, le détecteur de filament et le choix de trois formats, autant d'atouts pour un usage régulier et exigeant. Évaluez d'abord la taille réelle de vos pièces, votre tolérance au bruit et votre besoin de finition, puis choisissez la génération qui colle à votre pratique plutôt qu'à la fiche technique la plus impressionnante.

Passez à l'action avec Machine 3D

Comparer deux générations d'imprimantes, c'est utile, mais toutes vos idées ne justifient pas l'achat et la maintenance d'une machine 3-en-1. Parfois, vous avez simplement besoin d'une pièce précise, réparée ou reproduite, sans y passer vos soirées.

Nous proposons un service d'impression 3D à la demande et en ligne qui recrée vos pièces plastiques cassées, prototype vos projets et produit vos petites séries, avec plus de 30 matériaux et une évaluation préliminaire de la forme, de la fonction et du matériau. Vous commandez en ligne, nous fabriquons et livrons, sans que vous ayez à gérer une imprimante.

Questions fréquentes

Peut-on améliorer une Snapmaker Original pour l'approcher de la 2.0 ?

Oui, en partie. Vous pouvez ajouter un carénage de refroidissement imprimé ou un détecteur de filament via un microcontrôleur externe. Ces modifications restent toutefois artisanales et n'égalent pas l'intégration native de la 2.0.

La Snapmaker 2.0 est-elle adaptée aux débutants ?

Elle l'est grâce à son nivellement automatique et à son interface tactile unifiée. La prise en main est accessible, même si le prix plus élevé demande de bien cadrer vos besoins avant l'achat.

Quelle version de la 2.0 choisir : A150, A250 ou A350 ?

Cela dépend de la taille de vos pièces. La A150 suffit pour de petits objets, la A350 vise les projets volumineux. Notez que le grand plateau chauffe moins fort, ce qui complique l'ABS sur la A350.

Faut-il vraiment acheter une machine pour imprimer en 3D ?

Pas nécessairement. Notre service d'impression 3D à la demande fabrique et livre vos pièces sans investissement matériel. C'est une option pertinente pour une réparation ponctuelle ou une petite série sans contrainte de maintenance.

Le bruit est-il un vrai problème sur la Snapmaker 2.0 ?

Il peut l'être sur les versions d'entrée, à cause du ventilateur d'alimentation et des drivers standards. Les variantes « T » embarquent des drivers TMC2209 nettement plus silencieux et conviennent mieux à un espace de vie.

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