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Buse d’une imprimante 3D déposant une pièce en filament thermoplastique.

Les 6 types de technologies d'impression 3D et la 7e famille

il y a 22 heures
7 min de lecture

Résumé : La formule « 6 types de technologies d’impression 3D » ne correspond pas à un décompte universel. La classification ISO/ASTM distingue sept familles de procédés, tandis que les guides de découverte en regroupent parfois certaines. Pour choisir, comparez le principe de fabrication, les matériaux, le niveau de détail, les dimensions de la pièce et le post-traitement nécessaire.

Faut-il choisir une technologie d’impression 3D uniquement parce qu’elle est présentée comme l’une des plus courantes ? Le nombre de familles ne suffit pas à orienter un projet. Le matériau, la forme de la pièce, sa fonction et sa finition comptent aussi. Pour situer les appellations souvent confondues, consultez notre comparatif des technologies d’impression 3D, puis partez de l’objet à fabriquer plutôt que du nom du procédé.

La requête les 6 types de technologies d'impression 3D reflète un classement simplifié, et non le seul décompte technique possible. La nomenclature de référence distingue sept familles, dont certaines restent moins visibles pour le grand public. Il est donc utile de séparer les procédés normalisés de leurs variantes, comme SLA, DLP et MSLA, qui appartiennent toutes à la photopolymérisation en cuve.

Pourquoi la requête parle-t-elle de 6 types ?

Un guide introductif peut regrouper ou omettre des procédés moins souvent rencontrés dans les ateliers grand public. La classification ISO/ASTM 52900, elle, distingue sept familles de fabrication additive. Le décompte varie donc selon que l’on parle de catégories normalisées, de procédés précis ou des technologies proposées sur une gamme de machines.

La différence est importante : SLA et DLP sont des variantes d’une même famille, alors que le jet de liant et le jet de matière constituent deux familles distinctes. Compter les variantes comme des familles séparées, ou écarter une catégorie moins courante, change le total sans changer les principes physiques.

Famille

Principe de formation

Matériaux ou usages fréquents

Extrusion de matière

Un matériau est extrudé et déposé en trajectoires successives.

Thermoplastiques, prototypes et pièces fonctionnelles.

Photopolymérisation en cuve

Une lumière durcit sélectivement une résine liquide.

Résines, pièces détaillées et petites séries.

Fusion sur lit de poudre

Une source d’énergie fusionne des zones d’une couche de poudre.

Polymères ou métaux, selon le procédé.

Projection de liant

Un liant est déposé sur une poudre, puis la pièce est traitée.

Poudres métalliques, minérales ou polymères.

Projection de matière

Des gouttelettes de matériau sont déposées puis solidifiées.

Photopolymères et pièces multimatériaux ou détaillées.

Dépôt d’énergie dirigée

Un matériau d’apport est fondu pendant son dépôt.

Métaux, réparation et fabrication de pièces volumineuses.

Laminage de feuilles

Des feuilles sont assemblées, puis découpées à la forme voulue.

Feuilles de matériaux variés et pièces en couches.

Pour retrouver les appellations courantes et leur place dans ce panorama, vous pouvez aussi consulter notre article sur les différents types d’impression 3D. Retenez surtout qu’une technologie commerciale ou un acronyme désigne souvent une variante, pas une huitième famille.

L’extrusion de matière : FDM et FFF

Une bobine de thermoplastique alimente une tête chauffante qui dépose le matériau fondu couche après couche. Les appellations FDM et FFF désignent couramment cette famille. Une fois déposée, la matière refroidit et se solidifie, construisant ainsi la pièce selon les trajectoires calculées à partir du modèle numérique.

Cette méthode convient aux prototypes, aux objets du quotidien et à de nombreuses pièces fonctionnelles. Les filaments courants comprennent le PLA, le PETG, l’ABS et le TPU, mais le choix dépend des propriétés recherchées et des capacités de l’imprimante. Les couches restent souvent visibles, et les géométries avec porte-à-faux peuvent nécessiter des supports.

Imaginez un boîtier destiné à protéger un petit composant : l’extrusion permet d’en tester rapidement les dimensions et les assemblages. Pour obtenir un meilleur résultat, adaptez le matériau à l’usage, vérifiez les tolérances et prévoyez la finition des surfaces avant de lancer l’impression.

La photopolymérisation en cuve : SLA, DLP et MSLA

Dans cette famille, une source lumineuse durcit sélectivement une résine photosensible contenue dans une cuve. La SLA utilise un laser pour tracer les zones à solidifier. La DLP projette une image de couche, tandis que la MSLA utilise un écran pour masquer ou exposer les zones correspondantes.

La résine permet de réaliser des détails fins et des surfaces lisses, ce qui convient notamment aux maquettes, aux bijoux ou à certaines pièces miniatures. En contrepartie, la pièce doit généralement être lavée, puis exposée à une lumière de post-polymérisation. Les résines liquides imposent aussi une manipulation soigneuse et un espace de travail adapté.

La différence entre FDM et SLA tient donc à la fois au matériau et à la manière de créer les couches. Si vous hésitez entre ces deux procédés, notre page sur les différences entre les technologies FDM et SLA aide à préciser les critères de comparaison.

La fusion sur lit de poudre : polymères et métaux

Le procédé étale une couche de poudre, puis fusionne certaines zones à l’aide d’une source d’énergie. Cette opération se répète jusqu’à former la pièce. Le SLS traite généralement des poudres polymères, tandis que les procédés de fusion sur lit de poudre métallique utilisent des paramètres et des équipements adaptés aux métaux.

La poudre non fusionnée entoure la pièce pendant sa fabrication et soutient souvent les formes sans supports conçus séparément. Cette caractéristique permet de produire des géométries complexes et des séries de pièces imbriquées dans le volume de fabrication. Il faut toutefois tenir compte de la gestion de la poudre, du refroidissement et des opérations de finition.

Avant de retenir cette famille, demandez-vous si la liberté géométrique et les propriétés de la pièce justifient un équipement et une préparation plus exigeants que ceux d’une imprimante à filament. Les variantes métal et polymère ne partagent pas automatiquement les mêmes matériaux, coûts d’équipement ou conditions de mise en œuvre.

Jet de liant et jet de matière : deux procédés distincts

Le jet de liant dépose un liant liquide sur un lit de poudre. La pièce obtenue doit ensuite subir un traitement adapté au matériau, comme un durcissement ou un frittage. Le jet de matière, lui, dépose directement de minuscules gouttes de matériau, qui sont solidifiées pendant la fabrication, souvent par exposition à la lumière.

Cette différence change le choix des matières et les étapes après impression. Le jet de liant part d’une poudre et d’un liant, tandis que le jet de matière construit avec le matériau déposé. Dans un rapport annuel portant sur l’exercice 2024, Prodways répertorie plusieurs procédés présents dans son parc industriel, dont FDM, SLA, SLS, MJF et DMLS, ce qui illustre la coexistence de technologies différentes en production. Le rapport annuel 2024 ne constitue toutefois pas un classement des procédés.

Dépôt d’énergie dirigée et laminage de feuilles

Avec le dépôt d’énergie dirigée, un fil ou une poudre est apporté dans une zone où une source d’énergie fait fondre la matière. Le procédé sert notamment à construire ou réparer des pièces métalliques. Le dépôt d’arc et fil, souvent désigné par WAAM, relève de cette logique et permet d’envisager des composants de grande taille.

La Société Française de Métallurgie et de Matériaux traite ces procédés dans son livre blanc sur la fabrication additive, notamment le dépôt d’arc et fil. Le laminage de feuilles fonctionne autrement : des couches de feuilles sont assemblées, puis découpées pour produire la géométrie finale. Les matériaux et le mode d’assemblage varient selon la machine.

Ces deux familles sont moins souvent présentées aux débutants, mais elles rappellent que l’impression 3D ne se limite ni au plastique fondu ni à la résine. Pour une application industrielle, il faut aussi évaluer le format de la pièce, les propriétés attendues et les étapes de préparation ou de finition.

Comment choisir le procédé pour votre pièce ?

Commencez par décrire la fonction de l’objet, plutôt que de choisir une machine ou un acronyme. Une maquette détaillée, un boîtier résistant et une pièce métallique de grande dimension ne posent pas les mêmes contraintes. Notez ensuite le matériau visé, les dimensions, le niveau de détail et la finition acceptable.

  1. Fonction de la pièce : indiquez si elle sert à vérifier une forme, à s’assembler ou à travailler sous contrainte.

  2. Matériau : vérifiez les propriétés requises et les matières prises en charge par le procédé.

  3. Géométrie : repérez les détails fins, les parois, les porte-à-faux et les dimensions maximales.

  4. Post-traitement : prévoyez le retrait des supports, le nettoyage, le durcissement ou la finition de surface.

Pour mettre en regard les solutions souvent considérées pour les pièces plastiques, vous pouvez comparer les procédés FDM, SLA et SLS. Cette comparaison est particulièrement utile lorsque vous connaissez déjà le matériau ou la forme à produire.

À retenir sur les familles d’impression 3D

Le nombre de technologies dépend du niveau de classification : la nomenclature distingue sept familles, tandis que certains guides simplifient leur présentation. Pour choisir, partez des contraintes de la pièce et comparez les matériaux, la géométrie, les détails possibles et les opérations de finition. Cette méthode donne un repère plus fiable que le seul nom du procédé.

Approfondir votre choix d’imprimante 3D

Identifier la famille adaptée constitue une première étape, mais le choix d’une machine dépend aussi de vos projets, des matériaux envisagés et de votre expérience. Sur notre blog, nous partageons des contenus consacrés aux imprimantes, aux filaments et aux résines, ainsi qu’à la création de modèles et à l’optimisation du processus d’impression.

www.machine3d.fr

Notre expérience pratique et les échanges avec une communauté de passionnés apportent des repères pour poursuivre vos recherches. Consultez notre guide d’achat d’une imprimante 3D pour examiner les critères à prendre en compte avant de choisir un équipement.

Questions fréquemment posées

FDM et FFF désignent-ils deux procédés différents ?

Ces appellations renvoient couramment à la même famille d’extrusion de matière. Le nom employé dépend notamment du contexte ou du fabricant.

La SLA, la DLP et la MSLA utilisent-elles la même méthode ?

Elles appartiennent toutes à la photopolymérisation en cuve, mais diffèrent par leur source lumineuse et la façon d’exposer chaque couche. Ces variantes peuvent donc produire des résultats et des vitesses différents.

Le procédé SLS nécessite-t-il des supports ?

La poudre non fusionnée entoure la pièce et la soutient souvent pendant la fabrication. La préparation de la pièce et les opérations de finition restent toutefois nécessaires.

Quel procédé choisir pour un objet très détaillé ?

La photopolymérisation en cuve convient souvent aux petits objets où le détail et l’état de surface comptent. Vérifiez aussi les propriétés de la résine et les étapes de nettoyage et de post-polymérisation.

Par où commencer pour choisir une technologie d’impression 3D ?

Définissez la fonction de la pièce, le matériau souhaité, ses dimensions et la finition attendue. Nos contenus éditoriaux sur l’impression 3D permettent aussi d’explorer les technologies et leurs usages.

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